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2004, absence totale de visibilité
Franchement en 2004, ça a balancés entre espoir et désespoir, enthousiasme et lassitude les quelques poids lourds de la musique dielna ont essayer de donner quelques grammes de satisfaction.
D'abord, coté rock, le boss Rachid Taha a bien assuré avec son album " tekitoi " bendir et gallal revisité par Rachid, Brian Eno et Hillage une manière bien a lui de célébré les 50 ans du rock, les critiques le classe au même niveau que Sonic Youth ou PJ Harvey.
Le retour du Khaled n'a pas apporté toutes les satisfactions, dés la sortie du CD, le King a été placé en garde à vue dans les locaux du service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine " dans le cadre de l'organisation présumée de son insolvabilité en France ". Du coup toute sa tournée française a été annulé et donc pas de promo !
Très attendu, Takfarinas toujours aussi excentrique, nouveau look a produit un triple album qui donne nouveau souffle a la musique kabyle.
Coté rap, Rabah " la tchatche " leader de MBS a cherché a placé son coup d'zélif en ciblant les élections présidentielles d'avril 2004. Son féroce pamphlet intitulé " Rabah président " n'a pas pu s'imposer comme il se doit. Faute de distribution.
Enfin toujours a la recherche de rapprochements des cultures du Maghreb Karim Ziad a néanmoins accouché d'un album très khéloui qui a régalé les fans du jazzy-gnawa.
Sans nul doute le tube de l'été et de l'année vient du bled il s'agit du très controversé Reda Taliani et son destroy raï sorti droit de l'hôpital Drid Hocine " José Fine " (en français dans le texte) a pulvérisé tous les records de vente.
La grande révélation c'est la gracieuse Djazia Satour du groupe grenoblois MIG une voix envoûtante et une interprétation magnifique. Cette fille a réussi a produire " dhykrayat " un album superbe qui nous plonge dans l'univers eléctrodub-planant. Le trip hop a l'algérienne c'est déjà une grande première.
Autre première l'avènement d'une nouvelle génération qui explose avec la Raïn'b fever notamment avec " un gaou a Oran " de Magic System et Mohamed Lamine ou le duo Leslie/Amine nominés pour la sixième cérémonie des NRJ Music Awards. Car il faut dire que cette année la musique algérienne a été complètement ignorée par les medias français. Est-ce une action réfléchit ou la fin d'une mode ? Manque au tableau Cheb Tarik qui reste le seul raïmen a travailler intelligement et a osé innover puis "croire en l'impossible" avec son nouvel album "Raï'tistick".
En tous cas rien ne semble auguré de l'espoir pour l'avenir de nos chanteurs, même pas cette tentative de mettre en orbite un syndicat des artistes algériens qui devait en principe réglé certains problèmes notamment le statut de l'artiste algériens ou encore les droits d'auteurs ou le piratage ultra violent, en clair et a ciel ouvert dont se livrent certains éditeurs véreux. Évitons d'aborder le sujet du téléchargement sauvage ou du peer-to-peer, parceque là on entre carrément dans le domaine du surréalisme.
Hommage, pour les artistes algériens disparus Maati Bachir, la grande Cheikha Djénia el hakania bent Saïda morte en percutant un arbre. La légende du rokroki, Cheikh Ali el Khenchli. L'aprenti alias Yahia Benmabrouk mort de hogra et de tamara. Reda Attar bassiste du légendaire Amarna et Raïna Raï et en ce début d'année 2005, voilà que notre grand ami Brahim Izri tire sa révérence. A TOUS CES ARTISTES RESPECT.
En conclusion, pour remuer le couteau dans la plaie que dire de la nouvelle loi des finances qui a ignorée superbement le secteur de la culture en lui accordant moins que des miettes. Dans son article Culture et altruisme Ahmed Ancer journaliste à El Watan a résumé parfaitement la situation " En réalité, que cette dernière, quarante-deux années après l'indépendance, soit toujours un secteur totalement marginalisé est un constat qui ne devrait surprendre que les gens crédules. Les intellectuels, universitaires et autres femmes et hommes de savoir sont fixés depuis longtemps sur une réalité amère : les pouvoirs qui ont composé aussi bien le sommet du régime algérien que ses subdivisions intermédiaires et locales ont toujours combattu la création et l'activité culture parce que, d'instinct, ils ne reconnaissent en elles que des vecteurs de contestation, voire de subversion. "
ALLAH I'NOUB.
Ouais, en 2004, on a naviguer a vue avec absence totale de visibilité