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DES LIVRES ET MOI

RACHID TAHA: ROCK LA CASBAH

Enfin le Boss se dévoile se met sur a table et avoue ses 400 coups.

«Comment écrire une biographie ? Comment se prêter à ce jeu en gardant la tête froide ? Raconter sa vie ? Pour qui ? Pour quoi ? De quoi vais-je parler ? De mon enfance ? Du pays qui m'a vu naître ? Du pays dans lequel je vis ? De mes parents ? De ma soeur ? De mes amis ? De mon fils ? (De sa mère ?) Des femmes que j'ai eues ? Des femmes que je n'ai pas eues ? Des femmes que j'aurais voulu avoir ? De celles qui voulaient m'avoir ? De mes douleurs ? De mes malheurs... ? Ça suffit ! Puisqu'on me demande de me mettre à nu, d'écrire à coeur ouvert, bref de me mettre à table même si je n'ai pas faim. Mes amis, mon éditeur insistent. "Sois pas salaud, me disent-ils. Partage ta nourriture, invite-nous à ta table. Tu n'as pas faim ? Nous, oui !"»

Devenu l'icône de pop stars comme Steve Hillage, Brian Eno, Patti Smith, Mick Jones ou Robert Plant, de la Russie au Moyen-Orient, de l'Asie à l'Afrique du Sud, Rachid Taha - avec la complicité de Dominique Lacout - a choisi de tout dire sur son enfance et son adolescence, sur les coulisses.

interview video

 

 

Il porte le nom du personage du roman de Victor Hugo "Les misérables": Gavroche . C'est un de ces rares chanteurs, musiciens de la rue, écirchés vifs un Bob Dylan (des débuts) en terre de France si vous ne le connaissez pas j'ai copier/collerun message d'une ceraine Lucie que j'ai trouver bien sympatchik (voir plus bas) . Tout ça pour vous dire que le mec n'écris pas que des chansons mais des livres. Aussi il vient de publier son premier roman "Mal à l'âme"

bonjour
je suis allez à la fnac montparnasse de paris et j'ai entendu un groupe dont le chanteur se fait appeler GAVROCHE. sur son cd y'avait le signe berbere. pourtant lui à des cheveux à la bob marley et et blanc de peau. j'ai écouté le concert. il chante en français. et ç'a été une grosse claque pour moi. des textes magnifiques parlant du racisme, de la drogue, de l'exclusion des sans papier. il a une voix magnifique et une violoniste incroyable. j'ai parlé avec lui à la fin du concert, il est originaire de bouandasse( ou quelque chose comme ça).c'est en algérie. j'ai acheté le cd et quand j'i fait des recherches sur lui, j'ai vu que dans le monde de la chansons il avait une bonne renommée. voila, c t juste pour dire que mon coup de coeur musical est gavroche . il a un site :www.gavroche-danslarue.com. je lui fais de la pub car son cd vaut le détour. lucie

On le croyait mort d'une overdose de haine ou d'une sous exposition au soleil, mort tué, mort par suicide, mort de rien. Mais en fait c'etait un mort vivant ce YB alias Yassir Benmiloud . Aujourd'hui el hamdoullah il réapparaît avec un nouveau roman policier les délires du "COMMISSAIRE KRIM" comme crime. Toujours sournois, plein d'humour, un vrai massacre a la lame Gilette. YB est vivant! alors vive lui! A lire absolument. MERGOU

Quoi? Vous ne  connaissez pas San Antonio (Frédéric Dard) ?  Ce n´est pas grave car moi non plus je ne le connais pas, mais je connais Yassir Benmiloud, YB de son vari nom,  il vient de commettre un Krim. Krim, c´est un commissaire.

YB en empêcheur de rire en rond nous jette dès les premières lignes de son roman dans une sordide histoire de meurtre, dans un style comique (à la San Antonio justement) de main de maître maîtrisé; comme une montre suisse Le commissaire Krim est une parfaite mécanique… de délires où YB malmène sans état d´âme nos zygomatiques et nos cervelle qu´il prend un malin plaisir à feinter.

Mais…  car il y´en a forcément un,  LE DÉFAUT  de cette œuvre, c´est un peu beaucoup comme avec le chocolat, le bon bien sûr ! Des pralinés par exemple: on ne peut plus s´arrêter. Mais là aussi pas de panique il semblerait qu´une suite soit déjà en fusion dans le cerveau d´YB. En tout les cas elle s´impose !

Par son humour sur le fil du rasoir, tel un funambule sans filet, YB a pris des risques dans cette exercice et il s´en est pour le moins parfaitement bien sorti; à votre tour  de prendre le risque  de pousser la porte de votre libraire et d´en sortir Le commissaire Krim dans le filet.  

Olivier Graine  

 

Résumé selon YB

L’intrigue tient en peu de mots : une jeune femme du nom de Zayneb Bouslimane est retrouvée morte, la tête sauvagement écrasée, à un jet de pierres de sa barre d’immeubles. Zayneb était croyante et voilée. Comme le résume l’auteur, lapidaire : « Cette femme n’avait pas de vie, maintenant elle ne vit plus ». Le commissaire Krim, de la criminelle, musulman non pratiquant, mène l’enquête parmi les islamistes barbus et la « racaille » insouciante de la cité à l’heure du sarkozysme : les suspects se multiplient jusqu’à l’absurde. Le père de la victime ressemblant comme un frère à Ben Laden, on soupçonne même Al Qaïda, « organisation détentrice du monopole du cœur, j’entends par là le monopole d’en faire cesser les battements »… Dans ce roman parodique, polar comique rebondissant en formules et gags, Y.B. toujours aussi virtuose et grinçant alterne le « nonsense » à l’anglaise et le détournement des séries télévisées devant lesquelles ses propres personnages s’abrutissent. Divertissement, certes, mais dont les rebonds, de la cité bétonnée aux groupuscules néo-nazis, n’ignorent rien de la politique contemporaine.

« Je ne suis PAS musulman ! Combien de fois devrai-je répéter que ce n'est pas un truc qu'on chope par sa mère à la naissance, comme le judaïsme ou une maladie génétique ! Il faut se convertir. Et je n'ai fait ni mon baptême, ni ma première communion, encore moins ma confirmation ! Jésus est mort sur la croix, Mahomet dans son lit. Je ne juge pas, tous les goûts sont dans la nature. Si l'inverse s'était produit, les cathos se trimballeraient un matelas en pendentif et les minarets seraient cruciformes... N'étant pas sadomaso, je ne veux pas avoir à choisir entre trois religions dont la première est juive et les deux autres antisémites ! »

Lien : discuter avec YB

http://commissairekrim.centerblog.net/ 
 

 


Blagues made in Algéria la nouvelle BD de Dahmani

Résumé:
Ce livre raconte l'Algérie au travers de ses blagues issues de l'humour populaire, celui-ci étant d'ailleurs encore l'un des rares espaces de liberté existant dans ce pays. Chaque histoire a pour vocation de donner un aperçu probant sur un sujet donné (crise économique, fanatisme religieux, la sexualité...).

Le livre est divisé en quatre parties : la première traite des politiques(présidents,les militaires), la deuxième du terrorisme "national", la troisème du social et enfin la quatrième des moeurs.

Prix public : 10 euros.

Le blog de Dahmani: http://dahmani.canalblog.com/

Après avoir publié " Les artistes algériens, dictionnaire biographie " et " annuaire des arts en Algérie "
Mansour Abrous actuellement directeur de la culture de la ville de Créteil et qui a également enseigné à l’École supérieure des beaux-arts d’Alger vient de publier une oeuvre gigantesque un travail fastidieux, complexe le " Dictionnaire des artistes algériens de 1917 a 2006" un ouvrage de référence traitant sur une période de près d’un siècle allant de Djamila Ababsia à Mustapha Zoubir, il comprend 1750 biographies dont 1324 plasticiens et 118 spécialistes de l’art musulman auxquels ont été ajoutés les designers (151), les photographes (122) ainsi que les dessinateurs de presse et auteurs de bandes dessinées qui, dans la vision de l’art moderne, sont reconnus comme des artistes à part entière. Des tableaux chronologiques des événements artistiques avant et après 1962 permettent en outre de situer ces biographies dans l’évolution des arts plastiques et de donner aux lecteurs des repères sur les mouvements et tendances à telle ou telle période.On apprendra par exemple que l’acte de naissance de la peinture nationale revient à Azzouaou Mammeri, apparenté à l’écrivain et qui fut le premier Algérien à exposer à Paris en 1917. Mansour Abrous dira a propos de son travail "Je plaide pour restituer la présence des artistes dans notre pays"
Ed. L’Harmattan. Paris 2006. 242 pages


Le Raï
Frank Tenaille
Cité de la Musique / Actes Sud - 176 pages

L’auteur raconte la naissance de ce style élaboré par une génération de maîtres, d’anciens – cheikh et cheikha – durant la colonisation et les premières années de l’indépendance. Succédant à cette musique acoustique, usant d’instruments électriques et électroniques, le pop raï explose en Algérie. Visa, la débauche, la religion, le trafic , les raïmen racontent leur malvie avec une crudité qui choque – d’autant plus qu’ils se produisent dans des cabarets. Parti d'Oran, le raï déferle sur toute l'Algérie , puis la France et enfin le monde entier. Khaled n° 1 des ventes en Inde avec “ Didi ”, Mami chantant devant le public yankee de la finale de foot Super Bowl – avec Sting certes, mais quand même… Qui l’aurait cru ?
Le livre est accompagné d’un disque qui fait la part belle au pop raï.

 

 

Le Raï par Bouziane Daoudi
Éditions : Librio Musique

L'ouvrage se décompose en deux parties :La première, signée Hadj Miliani est excellente. L'histoire du raï, des chanteurs ambulants du début du XXème siècle. La seconde de Bouziane Daoudi (chroniqueur du journal "Libération") raconte la déferlante pop-raï dans les années 70/80. Description sommaire et critiques gratuites et acerbes sur des groupes tels Raïna Raï ou T34 . A la fin on retrouve les portraits de raïmen tels Khaled, Mami, Hasni, ....Un peu léger pour un "spécialiste" de cette tendance musicale.

 

 

 

La chanson raï (De l'Algérie profonde à la scène internationale)

par Marie Virolle 6 Éditions : Karthala

Le meilleur ouvrage sur le raï a mon avis. Ethnologue Marie Virolle, présente le Raï sous ses aspects sociologiques plus que musicaux, sa place dans la société Algérienne. Une longue partie décrit les Raïwomen, et démontre, textes à l'appui, la spécificité de l'approche féminine du Raï. Un chapitre est également consacré à la nature des rapports entre le Raï et la religion, et tente d'expliquer comment un style musical vantant les bienfaits de l'amour physique et de la boisson, parvient à intégrer naturellement des références religieuses dans ses textes. Un dernier chapitre tente d'analyser le succès international de cette musique.
De nombreux extraits de chansons complétés, en annexe de onze textes de la chanteuse Cheikha Rimitti, permettra à tous ceux qui ne maîtrisent pas l'Algérien d'avoir un aperçu de la thématique du Raï.

 

L'étoile d'Alger

par Aziz Chouaki

L'étoile d'Alger est le roman d'une génération de jeunes algérois des années 80 Écrit en français dardja avec un humour noir belda,une dérision houmiste et un grand cynisme. C'est l'histoire de Moussa, musicien funambule qui rêve d'un succès international. Son ambition? devenir le Michael Jackson d'Alger. Mais face a lui, il ya l'enfer des autres. Un roman palpitant a lire absolument.

 

CHANSON KABYLE ET IDENTITÉ BERBÈRE. L'oeuvre d'Aït Menguellet
par Cherbi Moh et Khouas Arezki
Éditions : Paris Méditerranée

Entre les années 60 et les années 90, la chanson kabyle a joué un rôle majeur dans la quête identitaire des berbérophones d'Algérie. Elle est passée d'un registre essentiellement descriptif (la beauté de la Kabylie, la femme, l'amour) à un registre revendicatif. Elle est devenue une chanson engagée politiquement dans le combat contre les inégalités sociales, pour l'instauration de la démocratie, pour la reconnaissance de la culture berbère et de la langue tamazirt. Ce qui a valu à nombre de chanteurs des tracas avec le pouvoir.
Le répertoire riche et varié de Lounis Aït Menguellet dont la popularité est immense en Kabylie et dans toutes les communautés berbérophones - reflète

cette évolution thématique de la chanson kabyle. (Les textes des chansons sont publiés en berbère et en français.)

 

DICTIONNAIREDES MUSICIENS ET INTERPRÈTES ALGÉRIENS

Par Achour Cheurfi - Éditions ANEP 1997

Ce dictionnaire contient un millier de notices biographiques d'auteurs-compositeurs-intérprétes célèbres ou méconnus, depuis au moins 2 siècles. Ce travail gigantesque agrémenté de 250 illustrations, se veut à la fois référence et repère pour tout ce qui a trait au patrimoine lyrique, dans différents styles en n'excluant aucun genre, en ne marginalisant aucun répertoire de la mémoire culturelle algérienne.

Men and Popular Music in Algeria
The Social Significance of Raï

By Marc Schade-Poulsen

Raï music is often called the voice of the voiceless in Algeria, a society currently swept by tragic conflict. Raï is the voice of Algerian men, young men caught between generations and classes, in political strife, and in economic inequality. In a ground-breaking study, anthropologist Marc Schade-Poulsen uses this popular music genre as a lens through which he views Algerian society, particularly male society. He situates raï within Algerian family life, moral codes, and broader power relations. Plus d'infos

Figures du terroir

Par Bouziane Ben Achour

Editions Dar El Gharb - prix: 365 dinars

De Fadéla Dziria à Sabah Essaghira, en passant par Sadek Lebdjaoui, Dahmane El-Harrachi, Ali Maâchi, Hocine Chabati, Cheikha Rimiti, Cheikh Hamada, Mami, Hasni, Khaled et d'autres.

Cet ouvrage apporte des informations très exhaustives sur les artistes algériens, qui ont marqué de leur empreinte notre terroir, entre hier et aujourd'hui.
Il est, sans doute, évident que peu de gens connaissent El Maâlma Tetma, Abdelkader Ould Laïd, Serrour Hasni et d'autres encore. Mais l'auteur, grâce à cet ouvrage aura permis de remettre au goût du jour certains styles, et de faire sortir de l'oubli sinon de l'anonymat des artistes de talent. Hassina A.

Chansons de La Casbah de Ahmed Amine Dellai

éditions Enag, 261 pages, 2003

Chansons de La Casbah est le titre d’un livre élaboré par Ahmed Amine Dellai qui semble vouloir parler de toutes les casbah, celles de Constantine, de Marrakech, d’Alger ou de toute autre ville ancienne avec ses nombreux vestiges, ses odeurs, ses couleurs, ses artisans et cafetiers, ses hommes et femmes qui l’ont glorifiée dans les maisons aux patios enluminés par une mosaïque multicolore.(..)
Le livre de Ahmed Amine Dellai apporte aux jeunes intéressés, dont des descendants de La Casbah, ce qu’ils n’ont pas le droit d’ignorer. Et si nous en parlons, c’est non pas seulement parce qu’il s’agit là d’une partie intégrante d’un pan de nos traditions culturelles, mais par souci de reconstituer une longue histoire.(..)
L’auteur de ce livre a fait un travail sélectif assez copieux. Chaque chanson recueillie est présentée dans sa version originale arabe suivie d’une traduction en français. Pour qui veut faire une étude thématique comparative da la chanson traditionnelle, la matière y est aussi abondante que diverse.
.Source: Boumediene A. (La nouvelle république)